samedi 25 avril 2009

Le petit château.

I

C'est un endroit bizarre. Un château fort en ville.
On l'appelle le petit château.
Je n'y avais jamais prêté grande attention avant.
Je me suis arrêté quelques instants devant la porte
d'entrée qu'ornent deux petites tourelles.
C'est l'endroit où on vient faire ce qu'on appelle
communément "ses trois jours".
Soit trois jours pendant lesquels, l'autorité militaire
va vous ausculter sous tous les coutures et déterminer
ainsi votre affectation pendant votre service militaire.
Je suis inquiet. C'est un monde qui m'est totalement
inconnu.

II

Nous sommes tous assis sur un long banc dans un des
nombreux couloirs du château. Nous attendons.
Nous attendons qu'on nous apporte une petite fiche
sur laquelle l'autorisation de rentrer chez nous sera
inscrite."l'ok pour le service".
Le lieu de l'affectation nous sera communiqué
ultérieurement.
Ces trois jours, qui n'en étaient en fait que deux,
se terminent, après une batterie de tests physiques et
intellectuels.
Cela s'est avéré moins pénible que je le craignais.
J'en avais profité pour faire un peu le con, comme
d'habitude. Lors d'un tête à tête avec un psy.
Il m'avait déjà regardé d'un air bizarre lorsque
je suis entré dans son bureau.
Il faut dire, qu'avec mon jeans, mon blazer "club" et
mes très longs cheveux, je ne lui ressemblais pas
beaucoup. Et à sa question, son pourquoi, je n'avais
pas pu m'empêcher de lui dire que j'étais une future
vedette du show-biz. Sans un mot et sur une courte
annotation, il avait aussitôt clos l'entretien.
Enfin, un soldat sorti de nulle part fit l'appel
et distribua les précieuses fiches.
Lorsque je reçu la mienne, quelle ne fut pas ma surprise
de trouver en lieu et place du "ok", deux autres mots.
"Deuxième visite".

III

Panique. C'est quoi ça ?
Je me renseigne. On me dit que je dois repasser un
entretien avec un officier et qu'ensuite je devrai
probablement aller quelques jours à l'hôpital militaire,
pour des examens complémentaires.
Quelle merde. Et elle qui va s'inquiéter! Elle était
déjà en pleurs de me quitter pendant ces trois jours.
Mon esprit tourne à toute vitesse. Mais pourquoi ?
Je ne suis pas malade !
Je repense à mon impertinence face au psy.
Cela ne peut-être que ça. Quel con je suis.

IV

Alors, on se prend pour un chanteur yéyé ?
Pardon ?
Oui, ces longs cheveux...!
Hooo..! Non, pas du tout, Monsieur, je suis
quelqu'un de sérieux, je les ai laissé
pousser un peu, mais c'est parce qu'on est proche
des grandes vacances, vous comprenez, cela ne va pas
plus loin, croyez moi.
Hummm.
Silence interminable. Il me regarde. Je lui souris
amicalement, sans rien ajouter.
Bon, finit-il par lâcher, ça ira pour cette fois,
vous devez comprendre que les longs cheveux, cela
ne plaît pas à tout le monde ici. Vous me ferez
le plaisir de les couper. Vous pouvez rentrer chez
vous.
Je n'y manquerai pas, monsieur, je vous remercie.
Putain.

V

Sur le quai balayé par le vent, elle est collée contre
moi, elle pleure.
Mais que vais-je devenir sans toi?
Ecoute..., cette instruction dure deux mois mais tu
pourras venir me voir les week-end...
Oui.
Le train est là. Elle me regarde monter dedans, les
yeux rougis. Je lui fais un signe. Et puis elle s'en
va, tête basse. J'ai la gorge serrée.
Dans quelle galère vais-je me retrouver ?
Déjà, lorsque j'ai reçu mon affectation, par courrier,
le sigle "UDA" m'avait interpellé.
Deux mois d'instructions, puis 10 mois sur site en...
Allemagne avec permission de rentrer une semaine tous
les... deux mois. "Ils" ne m'avaient pas loupé !

VI

Des chambrées nous sont assignées. Un sergent aboie
chaque mot. Je me tiens peinard. Pas un mot.
Mes compagnons ont tous l'air d'abrutis notoires.
Ils auraient pu tous jouer dans les douze salopards.
Qui à fait ses moyennes ? Hurle le sergent.
Les moyennes correspondent aux trois premières années
de lycée.
Dans un réflexe d'obéissance, déjà, je lève la main.
Je suis le seul ! Les autres se retournent vers moi,
l'air pas vraiment avenant.
Et bien vous serez chef de chambre, dit le sergent.

VII

Je fais très attention. Fini de faire le con.
Si je veux sortir d'ici entier.
Déjà une chance avec ce statut de chef de chambre,
qui m'exempte de corvées.
J'essaye de garder de la distance avec les autres.
De toute façon, j'ai rien à leur dire, je ne savais
pas que des mecs pareils pouvaient exister !
Ce sont, soit des délinquants, soit des analphabètes.
Des dangereux, qui pour beaucoup ont fait,
ce qu'on appelait à l'époque de la maison de correction
et qui cognent pour un oui ou pour un non.

VIII

C'est l'enfer. Je m'accroche autant que je peux.
Lever à zéro six zéro zéro.
Lit au "carré". Inspection. Drill.Inspection. Drill.
Les sergents gueulent à tout va.
"Vous êtes les commandos de l'aviation"!
Je commence à mettre des images sur le mot "UDA".
Tirs. Tout y passe, Fal, Vigneron, GP, etc...
Ça fait un boucan d'enfer, ça fait peur.
Mais après un mois, je commence à "m'habituer".
Je trouve mes marques. Un peu plus relax.
Même si tous les autres ont envie de me
casser la figure.
Exercices. Drill. Inspection. Tirs. Exercices,.

IX

L'Allemagne.
Dans le car qui nous transporte de la gare
à la caserne, on remarque, stupéfait, des groupes
de jeunes allemands qui font le salut hitlérien
lors de notre passage.
On y est. Un Wing Missiles.
A flanc de montagne, à une dizaine de kilomètres
de la caserne, un site rectangulaire,
des miradors à chaque angle,
entouré de deux couloirs clôturés avec
des fils barbelés. Au milieu, les fusées munies
de têtes nucléaires, dressées, pointées vers l'URSS.
Je suis en plein dans cette réalité que je
n'avais vue qu'au JT.
La mission est la protection du Wing. Of course.
On monte la garde avec les américains. Ceux qu'on
choisit de faire deux ans d'Allemagne au lieu d'un
an au Vietnam. Mais des vrais durs aussi.
La gâchette facile. Il faut préciser qu'à cette
époque, il y avait eu beaucoup d'incidents dans
des corps de garde en Allemagne, genre attaque par
des locaux. Du coup, tout le monde était à cran,
la pression était maximum.
D'ailleurs, les tours de garde se faisaient
à balles réelles, évidement,
et la première balle était déjà engagée...

X

Du fait de mon statut de chef de chambre lors de
l'instruction, j'avais été nommé caporal et était
donc responsable d'un groupe de douze soldats.
Ce qui me procurait d'autres avantages, comme une
solde plus conséquente mais surtout je n'effectuais
pas de garde en mirador mais dans le corps de garde
avec le sergent de service, prêt à la moindre alerte,
à sauter avec un chauffeur et un radio dans une jeep
anti-sabotage équipée d'un .50.
Ce truc, pour l'avoir fait plusieurs fois, je peux
vous dire que c'est de la folie, du vrai western.
Les autres avaient fini par m'accepter.
Mais j'y avais mis du mien.
A l'extinction des feux, à 22H00, j'avais pris la
bonne habitude de me mettre à la fenêtre et au clair
de lune, je leur faisais la lecture d'un bouquin.
Comme une nounou qui endort ses petits. Touchant.

XI

Pendant ce temps, on devait obtenir le "fameux"
brevet UDA. Et donc , entre les tours de garde,
la formation continuait.
Je peux vous avouer aujourd'hui que j'ai
aimé faire mon service militaire dans une
unité "active" plutôt que de le passer derrière
un bureau à m'emmerder pendant un an.
Ce fut même des plus enrichissant. Quand je dis
ça à quelqu'un aujourd'hui, il me regarde d'un drôle
d'air, se disant que je dois être un peu cinglé.
De cette fameuse formation et du brevet je vous
passerai les détails pour vous n'en raconter
qu'un seul. On a apprit à se battre, bien sur.
Attaque de sentinelles. Corps à corps avec un
adversaire muni d'un couteau, etc...
Le jour de l'examen, vous êtes dans une salle,
sur un tapis face à un de vos congénères.
Quelques mètres plus loin, un long bureau où
sont assis quelques officiers qui font office de jury.
La prise a réussir est tirée au sort.
Et l'un des officiers ne manque pas de vous dire
que vous aurez certainement votre brevet si vous
envoyez votre adversaire à l'hôpital!
Je me suis personnellement borné à lui ouvrir la
lèvre ce qui s'est révélé suffisant.

XII

Oui, j'ai appris un tas de choses.
Outre le maniement d'un tas d'armes, du
.50(mitrailleuse lourde) au revolver, la bonne
manière de se comporter en cas d'explosion nucléaire,
des sauts, qui m'ont encore sauvé la vie il y a 5 ans,
réflexes de survie encrés en moi obligent,
et un tas d'autres choses encore.
Et peu à peu, souvent à l'inverse des autres,
j'ai apprécié être là et je peux même dire que
cela m'a plu. Beaucoup.

XIII

Quelques anecdotes.

Un jour, pendant une garde, un "local" rampait dans
le no man's land en dehors du site à quelques
dizaines de mètres de la première clôture.
Le soldat belge fit les sommations d'usage avant
d'ouvrir le feu, mais avant qu'il n'ait fini,
un tireur d'élite américain avait repéré le quidam,
qui n'était d'ailleurs qu'un plaisantin, et
immédiatement tira sur notre homme.
Il le manqua et fondit en larmes...
pour l'avoir manqué.

A la caserne, il y avait un caporal, soldat de
carrière, d'un certain âge, qui avait fait la guerre
de Corée. Il était officier pendant cette guerre mais
avait été dégradé pour désobéissance je crois.
Cependant il avait reçu la plus haute distinction
américaine et en affichait la médaille sur son costume.
De ce fait, tout officier américain, qui le croisait,
fut-il général, avait l'obligation de le saluer militairement.

Lors d'une alerte-exercice impromptue, le sergent
de garde ne parlant pas un traître mot d'anglais,
je me suis retrouvé à expliquer à un général américain,
la composition de l'effectif, les munitions dont nous
disposions et d'autres choses encore dont je n'avais
pas...la moindre idée.

Des trucs du genre, j'en ai encore dix mille.

XIV

Lorsque que tout cela s'est terminé, je suis parti
sans regret, encore une fois souvent à l'inverse des
autres car ils avaient trouvé une famille et des amis,
mais avec le sentiment d'avoir approché
un certaine réalité, qui de nos foyers cotonneux nous
est complètement étrangère.
Pourtant cette réalité nous entoure, quotidiennement,
mais nous avons tous la certitude que nous n'y serons
plus jamais confrontés.
Peut on vraiment en être absolument certain ?
Dans la cas contraire, personne n'y serait préparé.
Ces remarques me vaudront sans doute un tollé
général, mais qu'importe !

Ce fut finalement une expérience extraordinaire.
J'avais vingt ans et la vie m'attendait pour
d'autres aventures.

mercredi 22 avril 2009

The golden sixties seen by ...Serge( walkingthedog)-3

Continuons notre périple. Nous sommes en 1966.
Encore une fois, et j'insiste, ce n'est pas un catalogue.
Ce sont les chansons qui m'ont accompagnées.
Certains d'entre vous ne retrouveront pas des artistes
qu'ils ont aimés, mais c'est mon choix.

En 1966, on assiste à l'explosion de la "soul music",
dont le plus célèbre représentant fut et restera
Otis Redding, mort en 67 dans un accident d'avion.
Il était simplement extraordinaire.
Celle-ci restera ma préférée.




Pendant ce temps, Bob Dylan est au sommet de sa gloire.



D'autres groupes venus d'Angleterre occupent le devant
de la scène.
Parmi eux, les Troggs avec l'immortel "Wild thing".




The lovin spoonful avec "Summer in the city".




Les Small faces, dont la chanson phare restera "tin soldier".



Les Stones sortent leur album mythique "Aftermath".



Et en France, un nouveau phénomène apparait, il s'appelle Michel Polnareff !



Françoise se souvient de la maison où elle a grandi.




Sylvie sort une de ces meilleures chansons...




Et Antoine et les Problèmes(les futurs Charlots) élucubrent et lance la mode des chemises à fleurs.




Johnny répondra par son "cheveux longs, idées courtes", mais son tube de l'année 66 sera "Génération perdue".




(à suivre)

lundi 20 avril 2009

Serge...

Comme Madoo me l'a fait remarquer, je suis en forme.
C'est vrai.
Il ne s'agit pas de forme physique.
Comment saurait-elle , Madoo, me diriez vous...;D
D'ailleurs, je suis toujours en forme, physique.
Si, si, je vous assure, demandez lui, :D, si vous
croyez que je me ou vous la joue encore.
Oui, oui, malgré mon grand âge, comme dirait cette
chère et tendre amie, je pète le feu.
Un peu comme Bette et Mick, si vous voyez..ce qui suit.



Et je m'attends bien sur au même scénar final...
Mais il ne s'agit donc pas de ça.
Je parlais d'une forme mentale, intellectuelle.
Rien que de le dire, cela me fait sourire.
C'est plus qu'une bonne humeur passagère, oui, bien plus.
Elle ne cesse de me le faire remarquer.
Tu es un gamin, tu es fou, me dit-elle !
C'est vrai.
J'ai l'esprit taquin entre autres,
mais surtout continuellement en éveil.
En fait, pour être plus explicite, je lui avais dit que
j'étais "comme ça". Mais je n'ai pus lui prouver.
Depuis un an et demi que nous nous connaissons,
certains traits de mon caractère se sont, disons,
mis en retrait, bien malgré moi, je vous assure.
Je n'en connais pas trop les raisons, si, c'est "elle".
Oh, elle n'y peut rien, j'avais effacé les
susdits traits tout à fait inconsciemment.
C'est bizarre, hein ?
Et petit à petit, ils sont revenus.
Maintenant, ça y est !
N'en tirez pas des conclusions inopportunes, non !
Ce serait complètement faux, croyez-moi.
Je suis simplement redevenu moi-même.
Serge. Oui, c'est mon prénom. Mais vous le saviez.
Et pas ce con de "Walkingthedog"...!
D'ailleurs, je n'ai pas de chien.
J'en ai eu un, mais après sa disparition, je me suis
juré que je n'en n'aurais plus jamais. Promesse tenue.
Candy, elle s'appelait, à cause de la chanson.




Je vous ai dit que j'étais un romantique.
Bon.C'est pas une raison pour devenir nostalgique.
Enfin, c'est pas tout ça, la raison de ce billet,
c'est juste pour vous prévenir que je risque d'être
encore plus infernal, plus impertinent, que celui,
ce con de..., que vous connaissez déjà .
Mais gentiment tout de même.
J'ai horreur de la vulgarité, des blagues salasses...




Non, non, c'était juste pour l'exemple, c'est pas mon
truc. Quoique parfois, je me laisse aller. Pour le fun.
Il faut dire que Serge, ça rime très bien, hein Lena,
avec v...; bon soit, passons.
Ça, c'est juste mon coté provoc, je vous rassure.
Et des cotés, j'en ai des tas.Je suis un être fractal.
Bien. J'espère que vous apprécierez ce nouveau moi qui
vous est proposé.
Je vous la repasse, pas cette fois pour vous dire que
je vais mieux, non, réellement cette fois...,
I'm back !


samedi 18 avril 2009

Nanou....


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"Le blog a été supprimé
Nous sommes désolés, le blog à l’adresse nanoub973-maguyane.blogspot.com a été supprimé"

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Temps, devoirs, amours, incompréhensions,
les mots de ton absence,les maux de notre frustration.

Ne restent plus que fugaces souvenirs
de là-bas en Guyane , d'ici et de ton sourire

Du haut des tours, gentes dames et chevaliers épris
guettent l'horizon, chaque point soulevant les cris.

Sauras-tu encore une fois barrer au plus près
pour revenir et effacer l'ombre des regrets?

(walkingthedog)

Ps: tu sais, qu'avec la photo plus grande,
t'as de beaux yeux, toi !

jeudi 16 avril 2009

Pendre ces jambes à son cou...


Photo Walkingthedog 2009(c)

mercredi 8 avril 2009

The golden sixties seen by walkingthedog-2

Continuons notre périple, avant d'aller plus en avant,
de ce que furent les tubes des années 64 et 65.
Au chapitre des incontournables, on retrouve
Sonny and Cher.




Les Birds avec la chanson de Bob Dylan, "Mister tambourine man".



Une pensée particulière pour Donovan.
"Catch the wind"...




"Colours"



Le 11 mai 1965, les Stones enregistrent "satisfaction".
Tube planétaire, cette chanson les confirma définitivement
comme stars incontournables de la scène du rock.
Blues sexuel et électrisé,
cette chanson fut le reflet de son époque.



Faisons un tour par la France, quand même...
Et Johnny...



Sylvie...



et Françoise.



Hervé Villard et " Capri c'est fini"...



Pendant que Christophe chantait "Aline".



Et que le samedi soir on laissait obligatoirement
"la plage aux romantiques" (Pascal Danel)



A suivre.

dimanche 5 avril 2009

Come away with me.

Il est 1h30 du mat.
J'avais encore envie d'écrire quelque chose.
N'importe quoi.
C'est assez comique, cela me prend de plus
en plus souvent.
Surtout ces derniers temps.
Bizarre.
Bizarre parce que c'était pas vraiment mon
genre, avant. Non, non, je vous assure.
Comme je vous l'ai déjà dit, je suis assez
solitaire, voir fermé.
Pas renfermé, mais fermé.
Excepté bien sur avec ceux que j'aime.
Et quand je dis fermé, c'est fermé.
Pourquoi ? j'en sais rien. C'est dans ma nature
sans doute. Oui. Je n'éprouve pas le besoin
de communiquer de tout et de rien.
Et je n'ai pas besoin d'être rassuré.
Non, je ne me la joue pas. C'est ainsi.
"Elle" pourrait vous le confirmer.
Pire. Oui, c'est pire que cela.
En général, je peux dire que je n'aime pas
"les gens". C'est vrai.
Pourquoi ? C'est la vie qui m'a appris cela.
Ils sont rarement vraiment gentils,
même s'ils en ont l'air.
Et je refuse, tout net, de m'accommoder,
qui qu'ils soient.
Et moi, j'aime profondément la vraie gentillesse.
Mais c'est assez rare. Très rare même.
Ils faut croire qu'"ils" sont tous aigris par la vie.
Et que ça leur a pollué le cerveau.
j'ai peut-être, oui certainement, eu de la chance.
Mais quand même, j'ai eu aussi mes petits malheurs.
Je parle de mes parents.
Cela aurait pu me marquer à vie.
Mais non. Que du contraire.
Et cela n'a rien a voir avec ce coté fermé dont je
vous parlais. Non, du tout.
C'est l'expérience de la vie, en général.
J'ai eu ma période ou j'étais ouvert à tous, de
vingt à trente ans , plus ou moins.
Et au fil de ces années, j'ai compris.
J'ai compris qu'à part quelques exceptions, "ils"
n'en valaient pas la peine. La mienne en tous cas.
Donc, du balais.
Depuis, je n'ai gardé que mes contacts privilégiés.
Et maintenant que je suis sur ce blog, je me
mets à parler comme une grand-mère,ça m'inquiète.
Ho, je n'en fais pas une maladie, hein.
Mais, comme je vous l'ai dit il y a quelques
jours, je suis de bonne humeur.
Cela doit être ça aussi.
Bon, avant de continuer, histoire de faire un break,
on va se passer un petit clip que j'aime beaucoup.


C'est chouette, hein ?
Cela fait du bien. A moi, en tous les cas.
Pourtant je ne devrais pas avoir de raison d'être
de bonne humeur.
Pour le moment, j'ai plein de petits soucis.
Ho rien de grave je vous rassure.
Pour l'essentiel, ça va.
L'essentiel, c'est la santé, les moyens de vivre
et l'amour de ceux que l'on aime.
Oui, ça, ça va. Croisons les doigts.
Mais pour le reste, rien que des emmerdes.
Vous allez me demander, c'est quoi le reste ?
Je ne vais pas entrer dans les détails, mais la
plupart de ces ennuis sont encore, oui encore,
dus aux "autres".
J'ai l'impression qu'on ne peut faire confiance
en personne. Même en des gens que je connais
depuis longtemps. C'est ce que j'ai toujours pensé
d'ailleurs, comme je vous le disais plus haut.
Il arrive toujours un moment où à force de faire
confiance, de laisser par gentillesse ou par
courtoisie, voire par respect de l'autre,
l'initiative, les décisions, cela leur monte
à la tête et ils essayent, tout doucement, mine
de rien, de vous avoir !
C'est vraiment pénible, ça m'attriste, vraiment.
"Ils" sont cons, en plus. "Ils" en oublient toute
prudence, parce qu'"ils" me prennent pour un con,
comme si je ne voyais rien.
"Ils" oublient surtout que je peux être vraiment
très rancunier. Et que fort de mon parcours
professionnel, qui m'a enseigné tellement de choses
que ce soit dans le juridique, le social, la finance,
la comptabilité, enfin l'administratif en général,
et que cette connaissance peut être une arme.....
C'est vraiment pénible.
Mais "les gens" sont comme ça.
Oui, j'ai deux ou trois petites affaires sur le feu
dans divers domaines et avec toutes,
je suis confronté à ce même genre de comportement.
A croire qu'ils se sont donnés rendez-vous !
Pfftttttt.
Enfin. On verra.
Et partout autour de moi, je rencontre des gens
que j'appelle "pitoyables" tellement ils sont
méchants, et bêtes en plus, ce qui ne gâche rien.
"Elle" n'est bien sur pas d'accord avec ce type de
réflexion, comme beaucoup d'entre vous, surement.
"Elle" dit qu'il y a quelque chose de bien dans
chacun de nous et qu'il faut leur laisser la chance
de l'exprimer.
C'est sans doute un peu vrai. Mais je ne "perdrai"
pas pour cette chance là, non, qu'ils aillent au
diable !
Je lui ai déjà dit que depuis nombre d'années,
j'avais "éliminé" de mon entourage tous ces
emmerdeurs, et que maintenant, parfois , sans
le vouloir bien sur, "elle" m'en ramenait d'autres!
Là, je ne parle même pas de mes petits soucis actuels
mais d'autres choses encore.
Et je ne suis pas du tout certain d'être prêt
à refaire ce genre de concessions.
Mwouais, vous allez me dire que parfois il faut
savoir ...qu'on ne choisit pas toujours, etc..
Hé bééé, NON.
Les concessions de ce genre,
c'est la compromission de son soi,
le début de la fin, je vous le dis, moi!
Bon, allez. Assez parler de cela.
Une petite chanson...et bonne nuit à tou(te)s.
Et comme je ne vous connais pas plus que ça,
que vous êtes tous surement très gentils,
et bien, je vous embrasse tendrement.

Samedi soir sur la terre...

samedi 4 avril 2009

Vatican vs Belgium.

Cette semaine, les députés du parlement Belge ont
voté une résolution très sévère à l'encontre du
Vatican.
Le texte adopté mentionne "des propos inacceptables".
Cette résolution a pour but de protester officiellement
contre les propos tenus par le pape sur le sida et
le préservatif.
Si la procédure suit bien son cours, la notification
de la position belge transitera par l'ambassadeur
de la Belgique au Vatican.
La Belgique sera alors le premier pays au monde à
agir officiellement dans ce dossier.
Parfois, je suis étonné ...par mon propre pays!

Le Vatican est frappé de stupeur par la réaction
des Belges.
Le porte-parole du Saint siège parle de liberté
d'expression du pape(mdr) ainsi que de comptes
rendus déformés par les médias occidentaux(re-mdr).
En fait, le Vatican aurait surtout peur de la...
contagion ! (re-re-mdr)

sources: le soir.

vendredi 3 avril 2009

The golden sixties seen by walkingthedog-1


Oui, j'ai envie de vous raconter.
Ce fut une période incroyable!
Ho je sais, tout le monde est un peu "l'ancien
combattant" de sa jeunesse !
Mais en plus, c'est pas mon cas. Je n'ai cessé
de suivre l'évolution musicale et même encore
aujourd'hui, je suis, par pour suivre, non,
parce que j'aime ça, simplement.

Au début de ces années 60, j'étais encore
en culottes courtes, mais la musique commençait
tout doucement à m'attirer.
Le but n'est pas de vous faire un catalogue.
Non, ça déjà été fait et puis cela ne serait
pas assez personnel.
Le but est de vous parler de ma propre expérience,
les morceaux que j'ai retenus, que j'ai aimés
et mon cheminement pendant cette époque.

Bon, les années 50, n'en parlons pas, je sais
pourtant aujourd'hui qu'elles furent importantes
surtout à cause des "bluesmen" comme John lee Hooker
ou Muddy Waters. Bien sur il y eu Elvis.
De toute façon, j'étais trop jeune.

Assez bizarrement, ma culture 60's est très
anglo-saxonne. Quand je rencontre un allemand, un anglais
ou un néerlandais, ils sont un peu surpris de mes
gouts qui leur ressemble plus.
Pourquoi, simplement parce que dans le premier café
"pour jeunes" que j'ai fréquenté dans les 60's on ne
passait que de l'anglo-saxon. Ou presque.

Mais revenons à nos moutons. Au tout début des 60's
Je n'ai guère prêté attention, encore trop jeune
sans doute à Johnny qui sortait son "laisse les filles"
le 14 mars de cette année.
Les radios crachaient Richard Anthony qui entendait
siffler le train, ce devait être aussi le début de
tous les "yéyé" comme Sylvie, Françoise un peu après,
Sheila et son inbuvable "l'école est finie" sans
oublier les chaussettes noirs et les chats sauvages.
Oui, j'allais oublier les Shadows avec leur "apache".



Finalement, la chanson qui me marqua le plus dans
cette période encore un peu floue pour moi, ce fut
la reprise des "Surfs" , d'une chanson de Richard
Anthony, "A present tu peux t'en aller ".




Wouais, bon, ça a fort vieilli, c'est sur.
Et un jour dans la cour de l'école, à la récré,
je faisais un sondage, allez savoir pourquoi,
et je demandais aux autres garçons, qui était
leur chanteur préféré.
On était en 63.
Et un des enfants me dit "les Beatles "....
J'avais jamais entendu ce nom-là, moi.



La tornade venue d'Angleterre était en marche.
C'est ainsi que je me suis intéressé aux groupes anglais.
Mais très vite, j'ai su que les Beatles m'indifféraient
et que je préférais ça....



Oui,à cette époque, la classe était partagée. 60 % des élèves
préféraient les Beatles et 40 les stones.
Les beatles faisaient "proprets" , les stones plus
"méchants garçons" mais mise à part cela, je préférais
quand même mieux le musique des Stones.
Pour moi, les Beatles, c'est juste du "yéyé", les stones
quant à eux s'inspiraient du blues de Muddy Waters et
cela me parlait beaucoup plus.



Mais il n'y avait pas que ces deux groupes.
Je me souviens d'un de mes premiers SLC
ou on pouvait trouver la photo des dix groupes
les plus célèbres de ce début des 60's.
On devait être en 64,65.
A part les deux précités, il y avait
Les "WHO" avec le premier tube "My génération".
Le chanteur, Roger Daltrey, le batteur Keith moon,
mort d'une overdose et surtout le guitariste solo
Pete Townsend, un de meilleurs.



Et surtout les Kinks, avec les frères Davies, ceux-là,
je les aimais beaucoup aussi.



Et que dire des "Animals ".



C'était aussi le début des "Moody Blues".
Avec "Go now" qui fut repris par S. Vartan
sous le titre "va t'en".



Et...un des groupes surement les plus méconnus
aujourd'hui, "Them" avec le chanteur van Morrisson,
qui sortit un des plus grands tubes des sixties,
Gloria.



Qu'est ce qu'on nous a rabâché les oreilles avec
ce truc. Perso, je préférais la Face B,
"baby please don't go",illustrée dans le film
"good morning vietnam ".


Pour le reste des groupes de cette époque on signalera
surtout, les yardbirds, avec...
les débuts d'Eric Clapton, de Jimmy Page,
excusez du peu...



Les deux derniers groupes de ce top ten des années
64-65 étaient les "pretty things" et
" dave clark five".



Les titres des "pretty things" furent repris par
un chanteur français qui s'appelait Ronnie Bird,
dont la carrière se termina la jour où il accepta
de passer en première partie des Stones...
Y a des choses à ne pas faire, j'ai vu les stones
lors du "voodoo lounge" à Paris, et je vous assure
que c'est un exercice très risqué pour la vedette
"américaine", quelle qu'elle soit!
Mottes de terre garanties et fin prématurée du
spectacle garantie aussi.


Bon, tout cela peut vous paraître désuet.
Et c'est un peu vrai. Sauf...les stones !
Mais n'oubliez pas, et là je vais me faire
un tas d'amis, qu'on sortait de Tino Rossi,
de Charles trenet, etc...
Et moi, l'ado, j'avais envie d'un autre
modèle que celui des mes parents où à
chaque fête de famille, mon paternel se
lançait dans un "ramona" à me faire
regretter d'être venu au monde.
Non...tout cela, c'était fini.
Un autre monde était en marche...


(a suivre)

jeudi 2 avril 2009

Comment ça va ?

Comment ça va, vous ?
Mwouais..., c'est pas terrible, en général.
Je trouve, moi.
A ce propos, moi ça va.
Je disais que c'était pas terrible parce que
je sens comme un p'tit coup de blues,
sur cette chère blogosphère...
Et puis, y en a qui déprime,
t'en fais pas, ça va aller..., mais oui.
Ecoute, pour te remonter le moral, je te
donne un petit bisou bien tendre sur ta joue.
Et je suis le champion du monde des petits
bisous bien tendres, demande à...
Et d'autres qu'on ne voit plus, ou presque plus,
J'ai juste droit à leur petite frimousse dans
mon blog-it ! Ho, c'est déjà ça, hein.
Et puis je dis ça, mais j'dis rien.
Et y en a d'autres qui s'en vont...
Ho, ils reviendrons...ben oui, t'as qu'à
changer de clavier, si c'est ça qui t'embête!
Cinq euros ! Cinq euros, un clavier !
Je parle pas de toi, Coucou, hein !
Qu'est-ce que je disais ?
Oui, le clavier, cinq euros, si c'est ça le problème,
j'te file le chèque, hein, pas de problème !
Et pt'être, d'autres aussi que je j'agace...
Mais ça, je ne vais pas changer pour leurs
beaux yeux, hein..., faut pas exagérer.
Est-ce que je leur demande de changer, moi ?
Non, hein ! Alors ?
On ne supporte pas la contradiction, la
plaisanterie ?
Ho hééé..., fais pas ta totoche, hein !
Et pendant ce temps là, d'autres encore continuent,
de guerre lasse, mais ils continuent...
Hummm....!
Je ne sais pas ce que j'ai, mais quand je suis
de bonne humeur, je fais la part belle aux
autres. J'en deviendrais presque sympa.
Bon assez, hein.
Revenons à l'essentiel.
MOUA !
Le problème, là tout de suite, c'est que
l'essentiel n'a rien d'essentiel à vous dire.
Alors, je crois que je vais aller lire un pti
peu avant de faire dodo.
Lire quoi ?
Ho, rien qui vous intéresse vraiment, un
bouquin de SF, bééé oui, j'adore ça et alors ?
La stratégie de l'erreur, ça s'appelle.
Rien que le titre me fait...., pardon!
Dans tous conflits, toutes confrontations,
tous combats, repérer le point faible de l'autre,
attendre qu'il s'y engouffre, et boum!
Vilain, hein ?
J'y peux rien, ça m'excite ce genre de truc!
Faut dire, qu'à coté de mes cotés tendres,
je suis un mec aussi. Alors.
Bon.
Je vais en profiter pour passer un petit message
perso, si vous n'y voyez pas d'inconvénient.
Merci.
Bonne nuit, bb.

Ca continue....

Je deviens un "bien aimé" universel. Au rythme où
vont se succéder les dons, quoique cette fois il ne
s'agit que de 2.8 millions de dollars alors qu'il
y a quelques jours c'était 2.7 millions d'euros,
donc au rythme où je vais amasser le pognon, je vais
bientôt pouvoir fonder une secte et qui sait, si ça
marche, cela deviendra peut-être une religion.
Hummm...je m'voyais déjà..en haut de l'affiche...
Que ce soit en pape, en mollah, en gourou ou en
chanteur de groupe rock, m'en fous, moi....
Bon.
C'est peut-être depuis que j'avais créé un blog
intitulé "le troisième fils de Dieu"..., pourquoi
troisième ?
Y en avait un autre sur blogspot qui avait déjà pris
la deuxième place.... :(
Qui sait, j'aurais peut-être eu droit à des livres
sterling !
En attendant, si comme eux, vous pensez que..., enfin
vous voyez ce que je veux dire, alors n'hésitez pas
à me faire une promesse de don, et surtout à m'appeler
"Bien aimé "....
(Entre nous, j'adore ça ! Et puis...)

Alors le spam du jour, c'est ici en dessous,
c'est bizarre..., encore question d'un Georges...,
mais il serait mort cette fois! :(
Espérons qu'il ne s'agit pas de mon premier
disciple...sinon, pffftttt, les 2.7 millions d'euros!

gaetan_bergeron


Cher Bien aimé(e),

Je sais que ce message vous apparaîtra comme une surprise puisse que nous nous connaissions pas mais la grâce de Dieu m'a dirigé vers vous.Lisez attentivement et soyez bénis au nom de Jésus.

Je suis madame GAETANE MARIA BERGERON, une citoyenne canadienne. J’étais mariée a feu Martin BERGERON, qui a travaillé comme consultant des affaires en côte d’ivoire pendant vingt six années avant sa mort en 2002 survenu sur une courte maladie environ cinq jours .
Nous étions mariés pendant dix Huit ans et nous avons eu un seul enfant qui s’appelait Georges mais malheureusement avait perdu sa vie dans un accident d’avion en Égypte en partant en vacance de tourisme.

Avant la mort subite de mon mari , nous étions des personnes de bonne moralité.Mais mon mari et moi ont été rejeté par notre différente famille tout simplement parce que nous avons relâché la religion islamique et nous avons donné ,notre vie a Jésus christ.
Suivant récemment les nouvelles sur ma santé, mon docteur m’a informé que je ne vivrai pas encore longtemps et m’a indique que dans deux mois il aura une saturation de cette maladie dans plusieurs parties de mon corps (cancer) Ce qui me dérange actuellement et il m' a informe je serai paralysé. Maintenant que je connais la situation que je vis, et j’ai été rejeté même par ma famille et j’ai décidé de faire un don pour faire l’oeuvre de Dieu et aider les communautés chrétiens ,groupes des jeunes gens, foyers des pasteurs ,investir dans le domaine agricole et pour l’établissement d’un fond de financement pour aidez les pauvres qui souffrent et qui sont dans la déprime.
Vous savez que cette fortune faisait une force pour la religion islamique. Quand mon défunt mari vivait, lui et moi, nous avons travaillé beaucoup et nous avons acquirent assez de richesses que nous avons gardé soit une somme de $2,800,000.00 USD stocker dans une grande banque ici a Abidjan. Présentement je me retrouve dans une Hôpital aux États-Unis mais j’ai un avocat qui se trouve en côte d’ivoire. Je voudrais vous faire une donation de cette fortune vu que ma situation maladive est très critique, et que je n’est pas d’héritier, ni d’héritière et bien plus que mes parents m’ont abandonnés parce que je me suis convertis dans le christianisme afin de faire l’œuvre de Dieu, en sens que je voudrais vous offrir cet argent afin que vous puissiez aider et construire des temples, des orphelinats, des établissements pour la lutte contre la pauvreté et avancer vos activitées chrétiennes. Si cela vous intéresse!
alors répondez moi afin que je vous donne les coordonnés de mon avocat et de la banque pour que cet argent vous revient avant ma mort car mon Docteur m’a confirmé qu’il me reste quelques mois a vivre si Dieu le veut. En définitive je vous confirme que cette fortune est l’œuvre de mon mari et moi qui avons travaillé plus de dix Huit ans et pour l’amour de Dieu je vous accorde ce don et si vous acceptez alors que le nom du seigneur soit béni. Dans l’attente d’une suite favorable veillez recevoir mes sentiments les plus distingués monsieur ou madame et je demande une prière pour moi qui souffre en ce moment sur mon lit d’hôpital.
Mes respects
Cordialement votre
dame Gaetane Maria Beregron

186.



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