mardi 24 novembre 2009

Les humeurs du lundi.

1-La frite efficace contre la grippe A ?

Hé oui. C'est ça ou alors c'est le pointillé sur les
cartes géographiques qui marque la frontière entre
la France et la Belgique mais il faut se rendre à l'évidence,
en Belgique, on assiste à un net recul des malades
victimes de la grippe A/H1N1, lire Le Soir ici, tandis qu'en France, lire Le figaro ici, ça s'envole dans l'autre sens...
Vous avez une explication, vous?
Moi, je suis dubitatif.

2-La main d'Henry et les faux culs.

60 % des français s'offusquent du geste d'Henry,
l'exemple montré aux jeunes, la morale, l'éthique,
l'image de la France et patati et patata...,
Ils n'ont jamais joué au foot, c'est sur.
Me demande bien s'ils la regarderont, la coupe
du monde, à la télé s'entend..., je crois que oui.

Et ce pauvre arbitre, le seul a s'être trompé puisque
le seul à ne pas avoir la vidéo à l'inverse
de tous les spectateurs du monde entier.
Il faut la supprimer, la vidéo. Aux téléspectateurs
je veux dire, cela réglera tous les problèmes.

Et la tête de Domenech, vous avez vu ? Il était
hilare après le match. La main ? Il s'en foutait comme
de sa première chaussette, Il va à la coupe du monde et
le reste...le reste c'est surtout qu'il va sans doute
rester coach encore un bail, que l'équipe joue comme
une bande de nains de jardin depuis qu'il l'entraîne,
tout ça c'est oublié...grâce à Henry.
Si j'avais quelque chose à lui reprocher, moi, à Thierry,
ce serait bien cela, d'avoir sauver la tête de l'autre.
Enfin.

Rejouer le match, ils disaient les irlandais.
Pas vite gênés, ceux-là.
Et dire que dans un match précédent contre la Géorgie,
un joueur irlandais avec touché la balle de la main et,
l'arbitre, croyant que c'était un géorgien le coupable,
avait accordé un penalty et donc la victoire à l'Irlande.
Ce coup là, ils n'ont pas demandés pour rejouer le match.
Comme quoi, il y a une justice quelque part, non ?


lundi 16 novembre 2009

FEMMES, JE VOUS AIME(florilège de fictions).

II J..FK.

Les mots des autres donnent parfois naissance à des
pensées, des idées, des choses de toutes sortes.
Lorsque j'étais humain, je fus l'objet d'une
appropriation verbale, une possession virtuelle
que je trouvais bien agréable d'ailleurs.

...

Mffff. Mffff. D'alléchantes effluves venant
m'embaumer la truffe me tirent brusquement
d'un profond sommeil. Mffff. Mffff.
La queue frétillante, je quitte prestement
mon panier d'osier pour me diriger vers la
provenance du fumet salivant. Mffff. Mffff.

Ils sont à table. Le regard du grand mâle
s'assombrit à ma vue, le petit mâle lui ne
me prête aucune attention, tout à son assiette
qu'il est. Comme d'habitude, ma maîtresse
m'adresse un sourire indulgent et protecteur
qui a comme effet immédiat d'augmenter la
vitesse de frétillement de ma queue.
Débordant d'amour, je me risque sous la table
frôlant délicatement ses jambes.
Mffff. Mffff. L'odeur de sa peau couvre celle
des mets. Je dois me retenir pour ne pas lécher
ce corps que j'aime tant non pas que cela soit
pour lui déplaire mais de peur de lui arracher
un cri de surprise qui n'aurait pour effet
que d'attirer l'attention des mâles.
Finalement, dans un soupir d'aise et de regret,
je pose la tête sur son pied en attendant la
fin du repas.

Plus tard dans la soirée, je me retrouve
quasiment dans la même position pendant qu'elle
s'affaire sur son ordinateur. Fort de ma vie
antérieure, je sais que ma maîtresse poste
des photos sur son blog. Elle aime
faire des photos, ma maîtresse, c'est son hobby.
Elles sont très belles d'ailleurs.
Des photos prises lors de ses promenades, des
paysages, des monuments, des oiseaux, parfois
le petit mâle aussi.
De temps en temps, elle se retourne vers moi
et j'en profite aussitôt pour me mettre sur
le dos pour susciter ses caresses.
J'adore.. ma maîtresse.

C'est ma nouvelle vie maintenant.
Pas dégueulasse.


samedi 7 novembre 2009

FEMMES, JE VOUS AIME(florilège de fictions).




AVERTISSEMENT: Toute ressemblance avec des personnes existantes est purement fortuite mais non dénuée d'arrière-pensées.

1-ANGIE ou Clara et le chic type.

I

Cayenne. Enfin. Le vol avait été interminable.
Mais lorsque les roues de l'A340 touchèrent le
tarmac, un petit sourire en coin, soutenu par
une pensée gourmande, naquit sur mes lèvres.

Sympa le Novotel, la froideur habituel des
établissements de chaine était brisée par les
couleurs locales et le sourire Colgate de la
préposée.
Ce ne fût qu'après m'être étendu sur le lit que,
les yeux clos, la chanson prit toute la place
dans ma tête, définitivement.




II

Comme je l'avais imaginé et souhaité,la plage de
Montjoly était déserte à cette heure.
Je commençai à l'arpenter sur toute sa longueur,
d'un pas tranquille.
La chaleur était supportable.
Je me rendis compte que je ne savais pas quoi faire
de mes mains, les mettre en poche me sembla malvenu,
les laisser ballantes tout autant.
J'entrevis enfin les rochers gris épars, en lisière
des palmiers, mais j'étais encore trop loin pour
distinguer une quelconque présence humaine.


III

Et puis, je l'aperçu.
Nous y étions.
Bien sur, elle ne pouvait me reconnaître d'emblée.
Tout à mon fait, je repoussai l'adrénaline qui ne
demandait qu'à me titiller les tempes.
Maintenant, j'étais suffisamment prêt pour voir son
visage, ses expressions.
Cela devait forcément être la même choses pour elle.
Elle me regardait, intriguée, pendant que je marchais
toujours du même pas dans sa direction.
Je sentis qu'elle hésitait, le sourire accompagnant un
banal bonjour à tout quidam devait être bloqué par un
doute venu de nulle part.
Elle me regarda plus intensément, me dévisagea, me toisa.
Mon silence, le sourire discret et la petite lumière qui
brillait dans mes yeux devait l'intriguer.



IV

A deux mètres d'elle, je m'arrêtai.
Elle ouvrit la bouche mais avant qu'elle n'ait pu émettre le
moindre son, je portai le doigt aux lèvres lui intimant le
silence.
Elle en resta bouche bée.
Je ressentis son trouble, son incrédule surprise.
Je sus à cet instant qu'elle savait, qu'elle de doutait plus.
Mon sourire s'agrandit, comme par gratitude.
Des sentiments contradictoires devaient l'assaillir de toutes
parts.
D'un petit mouvement de tête, je lui fis comprendre qu'il n'y
avait rien à dire. Il y avait beaucoup trop de choses et
paradoxalement trop peu de choses entre nous.
Cette fois, elle afficha un franc sourire, teinté de tendresse.
J'avançai la main gauche et de son revers, je la laissai trâiner
doucement sur sa joue. Un instant, ses beaux yeux verts
se fermèrent et elle se relâcha.
Lorsqu'elle les rouvrit, je m'étais déjà éloigné.
Quelques heures plus tard, un autre A340 me ramenait à Paris.

FIN