mardi 1 décembre 2009

Les minarets et les bobos.











Vaste sujet.
D'abord, je tiens à dire, à rappeler plutôt, que je suis
de prime abord, contre toute forme de pensée unique, non
pas pour me démarquer et faire le malin mais parce que je
suis d'un naturel méfiant par rapport à la "bonne conscience
générale" qui s'affiche ci et là, de bon ton mais surtout
hypocrite.
Il me faut absolument préciser préalablement mon vécu face
au racisme.
Je suis né "enfant du monde". Je veux dire que dans mon esprit
les différences, qu'elles soient de couleur, de religion ou
de tout de qu'on veut, je ne les "voyais pas".
Ce n'était donc pas le fruit d'une réflexion, non, j'étais
trop jeune, c'était naturel.
Ce n'était pas du fait de mes parents, qui eux ne manquaient
jamais l'occasion de critiquer les immigrés italiens qui étaient
légion dans mon coin. Je ne comprenais pas pourquoi et leur
attitude me dérangeait profondément d'autant plus que lorsque
j'étais invité chez un de mes copains italiens, la chaleur de
l'accueil de ses parents me surprenait et forcément je me
demandais ce que mes parents pouvaient bien leur reprocher.
Quelques années plus tard, sur les bancs de l'école, j'ai
rencontré celui qui allait devenir mon meilleur ami. Christian.
J'en ai parlé dans un post, il y a longtemps, sur les légendes
urbaines. Soit. Il était polonais et parlais très mal le français.
A notre première rencontre, nous nous sommes regardés et nous
savions. J'ai été m'assoir à coté de lui et une aventure qui allait
durer 40 ans commençait. Il y a une dizaine d'années, il m'a
remercié de ne pas l'avoir mis en quarantaine à l'époque,
de ne pas avoir pris en compte ses "différences".
J'en suis resté sur le cul. Il ne m'en avait jamais parlé.
Je n'avais jamais, mais jamais pensé ni imaginé qu'il avait
souffert de l'attitude des autres et à contrario avait apprécié
la mienne.
Un petit bond dans le temps et lors de mon premier job, mon
premier "collègue" direct était noir. Jean-Paul.Nous eûmes
d'excellentes relations, nous sommes d'ailleurs partis quelques
années en vacances ensemble. Et un jour, sur une plage quelque
part aux alentours d'Alicante, qu'elle ne fut pas ma surprise
lorsqu'il m'avoua, les larmes aux yeux, qu'il ne me remercierait
jamais assez de n'avoir jamais fait quelconque allusion à
la couleur de sa peau.
Encore une fois, je n'ai pas compris. Pour moi, il n'avait rien de
différent et je dis cela en toute honnêteté.
Encore un petit bond dans le temps.
Lorsque j'étais IT manager chez Owens Corning Fiberglas dans les
années 80, j'engageais de temps à autre du personnel.
Un jour, parmi les cv's reçus, celui d'un arabe, Abdel,
m'apparut comme étant le meilleur.
Naturellement il fut engagé. Je dois préciser que c'était
le premier arabe engagé dans la boite.
Je n'ai jamais compris le déferlement de haine,
de reproches vilipendés par les autres cadres de l'entreprise
à mon égard. " Y a pas assez de belges au chômage, non?".
Pfffttt.Crétins.
Et ainsi de suite, les exemples sont nombreux, mon copain Omar,
un syrien que j'adorais, ma copine Kadija avec qui nous avons
eu de nombreuses discussions "philosophiques" , etc, etc...
Je sais, j'étale tout cela comme de la tarte à la crème mais
c'est nécessaire pour que l'on ne se méprenne pas sur la suite
de mes propos.
Parce que parallèlement à toutes ces expériences,
d'autres constats ont nourri ma réflexion et ma pensée
d'aujourd'hui.
Comme fil rouge de ce cheminement, je citerai mon ami
de Normandie.
Il est français d'origine italienne. Lui est né en France,
ce sont ses parents qui sont venus s'y installer
pour y travailler.
Et il se plaît à me raconter que son père, en présence de tiers
leur interdisait de parler italien rétorquant " qu'ici, on était
en France et que la moindre des choses était de respecter le pays
qui les avait accueillis."
Aujourd'hui,pourtant, quand, au hasard de mes parcours,
je rencontre une mosquée, j'en éprouve un indicible sentiment
de malaise.
Assez inexplicable au regard de ce que j'ai été toute ma vie.
Un athée et un laïque dans tout les sens des termes, soit
ouvert et tolérant, surtout ouvert parce que le mot tolérant
me fait mal aux oreilles tellement je le trouve péjoratif.
Alors pourquoi ce sentiment de malaise?
Sans doute, premièrement, parce que je ne reconnais plus les
paysages de mon enfance et que je me demande ce que ces
mosquées font là.
Bon, évolution, brassage normal des populations.
Ce n'est que de l'histoire en marche, je devrais le savoir,
moi qui aime tant l'Histoire.
Non,je ne devrais pas avoir ce sentiment. Mais je l'ai.
Alors, en y réfléchissant, je me dis que si jamais je n'ai
ressenti un sentiment de rejet, que du contraire, pendant
tout mon parcours, c'est peut-être parce qu'"ils" étaient
tous intégrés, tous ceux que j'ai rencontrés. Peut-être.
Et aujourd'hui, lorsque je suis dans une librairie à Bruxelles,
et que soudainement la porte s'ouvre et que deux arabes hurlent
à la libraire, " ferme ta boutique, sale pute, c'est ramadan"
un autre sentiment de malaise m'envahit.
Plus fort encore cette fois. Je me sens personnellement agressé.
Bon, en plus tous ces attentats, cette folie meurtrière au nom
d'une lecture dirigée du Coran.
J'en viens à haïr toute forme de religion, qu'elle soit elle.
Tant d'exactions ont été commises en leur nom.
Mais c'est pas le problème. Le problème est bien évidement
l'intégration. Doublé d'un problème social.
Et aucun de nos gouvernements occidentaux n'a su prendre
la mesure des flux migratoires et de l'intégration de ceux-ci.
Et forcément cela attise le terreau de l'extrême droite et
le racisme, le rejet de l'autre se développent de plus en plus
dans les esprits de nos populations indignées.
Bon, on pourrait en parler pendant des heures, il y a tant de
choses à dire.
Et pour terminer sur les minarets suisses, ce qui est quand même
le sujet de l'article, et bien que je sois conscient que c'est
la droite dure qui exploite les peurs des "gens" et bien je dirais
aujourd'hui..que je ne suis pas loin d'être d'accord avec eux.
Immigrer dans un pays, c'est, pour reprendre mon fil rouge, le
remercier de son accueil, s'intégrer à son mode de vie parce
que on a pensé, en y venant, que c'était la terre promise, le pays
ou on avait envie de vivre et non pas imposer ses propres
coutumes, sa propre religion sans pour autant bien sur y renoncer.
Oui, au moins ça... par respect.

Et si la gauche bobo, TOLERANTE et bien pensante se sent
offusquée par ces propos, et bien tant mieux...
On peut être bobo et de droite, non...:D?



mardi 24 novembre 2009

Les humeurs du lundi.

1-La frite efficace contre la grippe A ?

Hé oui. C'est ça ou alors c'est le pointillé sur les
cartes géographiques qui marque la frontière entre
la France et la Belgique mais il faut se rendre à l'évidence,
en Belgique, on assiste à un net recul des malades
victimes de la grippe A/H1N1, lire Le Soir ici, tandis qu'en France, lire Le figaro ici, ça s'envole dans l'autre sens...
Vous avez une explication, vous?
Moi, je suis dubitatif.

2-La main d'Henry et les faux culs.

60 % des français s'offusquent du geste d'Henry,
l'exemple montré aux jeunes, la morale, l'éthique,
l'image de la France et patati et patata...,
Ils n'ont jamais joué au foot, c'est sur.
Me demande bien s'ils la regarderont, la coupe
du monde, à la télé s'entend..., je crois que oui.

Et ce pauvre arbitre, le seul a s'être trompé puisque
le seul à ne pas avoir la vidéo à l'inverse
de tous les spectateurs du monde entier.
Il faut la supprimer, la vidéo. Aux téléspectateurs
je veux dire, cela réglera tous les problèmes.

Et la tête de Domenech, vous avez vu ? Il était
hilare après le match. La main ? Il s'en foutait comme
de sa première chaussette, Il va à la coupe du monde et
le reste...le reste c'est surtout qu'il va sans doute
rester coach encore un bail, que l'équipe joue comme
une bande de nains de jardin depuis qu'il l'entraîne,
tout ça c'est oublié...grâce à Henry.
Si j'avais quelque chose à lui reprocher, moi, à Thierry,
ce serait bien cela, d'avoir sauver la tête de l'autre.
Enfin.

Rejouer le match, ils disaient les irlandais.
Pas vite gênés, ceux-là.
Et dire que dans un match précédent contre la Géorgie,
un joueur irlandais avec touché la balle de la main et,
l'arbitre, croyant que c'était un géorgien le coupable,
avait accordé un penalty et donc la victoire à l'Irlande.
Ce coup là, ils n'ont pas demandés pour rejouer le match.
Comme quoi, il y a une justice quelque part, non ?


lundi 16 novembre 2009

FEMMES, JE VOUS AIME(florilège de fictions).

II J..FK.

Les mots des autres donnent parfois naissance à des
pensées, des idées, des choses de toutes sortes.
Lorsque j'étais humain, je fus l'objet d'une
appropriation verbale, une possession virtuelle
que je trouvais bien agréable d'ailleurs.

...

Mffff. Mffff. D'alléchantes effluves venant
m'embaumer la truffe me tirent brusquement
d'un profond sommeil. Mffff. Mffff.
La queue frétillante, je quitte prestement
mon panier d'osier pour me diriger vers la
provenance du fumet salivant. Mffff. Mffff.

Ils sont à table. Le regard du grand mâle
s'assombrit à ma vue, le petit mâle lui ne
me prête aucune attention, tout à son assiette
qu'il est. Comme d'habitude, ma maîtresse
m'adresse un sourire indulgent et protecteur
qui a comme effet immédiat d'augmenter la
vitesse de frétillement de ma queue.
Débordant d'amour, je me risque sous la table
frôlant délicatement ses jambes.
Mffff. Mffff. L'odeur de sa peau couvre celle
des mets. Je dois me retenir pour ne pas lécher
ce corps que j'aime tant non pas que cela soit
pour lui déplaire mais de peur de lui arracher
un cri de surprise qui n'aurait pour effet
que d'attirer l'attention des mâles.
Finalement, dans un soupir d'aise et de regret,
je pose la tête sur son pied en attendant la
fin du repas.

Plus tard dans la soirée, je me retrouve
quasiment dans la même position pendant qu'elle
s'affaire sur son ordinateur. Fort de ma vie
antérieure, je sais que ma maîtresse poste
des photos sur son blog. Elle aime
faire des photos, ma maîtresse, c'est son hobby.
Elles sont très belles d'ailleurs.
Des photos prises lors de ses promenades, des
paysages, des monuments, des oiseaux, parfois
le petit mâle aussi.
De temps en temps, elle se retourne vers moi
et j'en profite aussitôt pour me mettre sur
le dos pour susciter ses caresses.
J'adore.. ma maîtresse.

C'est ma nouvelle vie maintenant.
Pas dégueulasse.